Du vide.

Ils s'y perdraient.

061111

Des nuits sans voir le jour.

La magie s'est éteinte : c'était la nuit. Il pleuvait jusque sous mes paupières, et je marchais dans le vide, à chercher le mot qui me raccrocherait à toi. A ta présence à mes côtés, lorsque je marche en silence les mains dans les poches. Je voulais que tu sois là, et te regarder, une tasse de thé entre les mains, un sourire sur les lèvres. Et puis, il y a le froid, je me désenchante. Tout me happe, et je regarde la fin s'approcher. C'est l'hiver sur nos lèvres, tes mains ne sont plus à l'ordre du jour. J'ai le coeur qui se relève des... [Lire la suite]
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311011

Les amants réguliers, fin.

- Alors pourquoi tu y vas ?(Silence.) T'es amoureuse ?- Oui.- Bon.
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311011

Les amants réguliers.

Je t'imagine dans chaque image. Je t'ai aimée, je crois, et je t'ai oubliée, souvent, je t'ai donné mille visages, pour ne pas oublier ton nom, j'ai imaginé ta voix, parfois, et il ne restera rien, un jour. Que ton prénom. Qu'un titre. Johanna, déjà, comme un nom au hasard.Johanna, encore. Et le temps, sans importance. La vue de l'éternité, l'accélération jusqu'à l'instant.
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301011

Speed cache.

1. 2. 3. 4. Sa main frôle la mienne. 5. Mes doigts sont sur sa peau. Un instant. Audrey est trouvée. On s'écarte. 1. 2. Elle est là, à nouveau, au même endroit, son bras doucement tendu, mes doigts glissent, doucement. 3. Un instant. 4. 5. Julien.
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251011

Black BloC.

Trop d'choses, trop d'choses. J'reviens d'deux jours de camping dans un salon, je suis ébloui par sa voix à chaque instant, on veut mettre plein d'truc dans mon si joli sang. J'écris dix lignes de temps en temps, c'est pas toujours pertinent. J'repense souvent à M., genre, souvent. (On voit bien, ci-dessus, l'importance des virgules qui pourrait sembler mal utilisées.)                            ... [Lire la suite]
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051011

p. 219.

"- Je n’ai rien contre ce bonheur, oh non ; je le chéris et il m’inspire de la gratitude. Il est beau comme une journée ensoleillée au milieu d’un été pluvieux. Mais qu’il ne peut pas être durable. Ce bonheur, lui aussi, est stérile. Il éveille un sentiment de satisfaction, mais la satisfaction n’est pas une nourriture pour moi. Elle endort le Loup des steppes ; elle le rend blasé. Ce n’est pas un bonheur à en mourir. - Il te faut donc mourir, Loup des steppes ? - Je crois oui ! Je suis très satisfait de mon bonheur ; je pourrais... [Lire la suite]
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041011

Fièvre résurrectionnelle.

Elle a des yeux un peu vert, un peu gris, délicatement soulignés d'un noir brûlant. Je pourrais aussi vous parler de sa bouche et de ses mains, de la magie de nos nuits chez elle, lointaines et sans doute oubliées, à fumer dans le noir entre les dingues, les paumés et Brest, la rade, le port, ce qu'il en reste, de mes jambes qui titubent dans les escaliers jusqu'à sa chambre, de sa mère qu'on croise dans le couloir au beau milieu de la nuit, à qui je lis, autour d'une bière, des passages des aventures d'Alice aux pays des merveilles.... [Lire la suite]
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041011

Légère éclaircie.

Elle était née des caprices. Il y a celles que j'aime à jamais, et celles que je n'aimerai jamais. Au milieu, c'est presque le désert. Je suis trop. Passionné, ou vide. J'aime comme on franchit une limite. Chaque fois. Je voudrais aimer encore, de tout mon ventre, jusqu'au fond de mon cerveau. Je voudrais sentir brûler les éclats qui s’entassent. Les sentir vivre. Comme lorsque leurs bouches, sur moi - ou peut-être juste avant, mais. Est-ce écrit ? Mais je, haine, et elle me regarde, et elle ne comprend pas, et elle ne... [Lire la suite]
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290911

Mystery train.

Là. Un instant, et c'est la chose la plus intense depuis des jours, j'ai envie de sang, partout, d'arracher ta peau, de déchirer les morceaux, les miens, tout est flou, rouge, violent ; j'ai un pic de cruauté, une haine furieuse au fond des yeux. Je hais la vanité, je hais ces présences vaines que je pose dans les décors comme s'ils allaient combler les manques. Le vide est immense, et je le remplis de haine et de chair, et de sang, et cette viande, encore brûlante peut bien m'avaler, rien, rien, ne te vaut, et jamais, ne te vaudra.... [Lire la suite]
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290911

- Laisse-moi dormir. Dormir est mon passe-temps préféré.- Tu dors beaucoup trop. Tu passes la moitié de ta vie dans tes rêves.- C'est vrai, mais dormir est quelque chose de vraiment divin. Et puis quand tu meurs, tu ne peux plus dormir, et donc, plus rêver.   J'ai commencé tant de fois cette note. Ca devient vain de chercher à l''écrire.
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