Du vide.

Ils s'y perdraient.

090611

"Tu as une drôle de relation au corps, quand même." J'ai envie de me briser les doigts, un par un. C'est une variation. De la lame dans le genou, de la peau déchirée avec les ongles, qu'on arrache à leur tour. Comme une envie de vacances. De silence et de calme. Vietnam. Septembre. Janvier. Tout est loin. Sauf demain. Sauf le réveil. Sauf cette envie aggressive qui gronde dans mon ventre. Sauf le silence entre mes lèvres éteintes, froides.
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280511

A perte de vue.

Je sombre dans une délicieuse sérénité. Les passions s'éteignent, - le téléphone vibre mais je ne décroche pas - s'évitent. J'abrutis le manque, j'enveloppe les fantômes d'un nuage voluptueux et gris. Je n'ai plus peur du vide, un instant. J'y pense sans arrêt. Je me repose, vivant.
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230511

Jamais d'autres que toi.

Que ce soit le jour ou la nuit, souvent, je t'aperçois dans un visage qui n'est pas le tien, là où tu ne viendras jamais. Je crois voir ton regard dans les yeux bleus d'une petite fille, ta bouche - sans adjectif - sur le bord d'un verre, tes cheveux qui retombent sur un visage qui suffit, par sa ressemblance, à me voir sourire. Lorsque je ne regarde plus devant moi, que je traine dans ma tête, mes idées t'oublient. Et se fixent un peu plus loin. Je m'y perds, j'y sombre. Et si vous vous ennuyez La maman et la putain, réalisé par... [Lire la suite]
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050511

Recul.

T'es plus rien que les flammes qui te brûlent la peau, les yeux, le coeur. Tu tiens pas en place, et pas plus debout : qu'est ce que t'espère ? T'as pas la force morale, pas la volonté pour espérer ou pour avancer. Abandonne. Oublie.
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070411

Instable.

Le doux courant magique qui s'était glissé autour de moi semble s'être dissous dans mon sillage aussi vite qu'il m'avait entouré. Il reste dans les écarts de ma mémoire le souvenir de tes mains sur ma peau, les miennes, et puis d'autres, tout ça est flou, le bateau coule, un instant, il prend l'eau, je erre, je n'entends pas la musique, ni ta voix, je suis le seul à écouter le silence, je ne suis plus que mes yeux, mes mains, mon dos lorsque tu me serres la dernière fois ; il y a d'autres mains, d'autres yeux, plus tard, mais rien... [Lire la suite]
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040411

Les nuits magnétiques.

Il s'est passé tant de choses en si peu de temps ; je n'en suis qu'à ces lèvres.
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310311

Petite Soeur Soleil.

Doucement, je sombre, ralenti par les nuages qui s'échappent de ma bouche. L'avenir s'obscurcit, jusqu'à créer le doute, jusqu'à disparaitre derrière un soleil trop éclatant. A ma peau, il manque tes rayons lointains. La lumière qui se glisse, qui s'échappe est morne, pâle et haineuse. La haine du passé me revient avec la force qui lui manquait, elle a fait un tour complet. Caché derrière mes mots, je n'ai jamais cru la moindre de tes phrases, mais je n'ai pu les abandonner, ni même les oublier. Et je vous les jette en corolaire. Je... [Lire la suite]
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250311

Confuses.

La nuit, mes rêves se perdent. Tout se mélange. Ses lèvres brûlantes, perdues sur d'autres bouches, des boucles rondes et bleues - Klein - sur tes omoplates blanches. J'ai du passé plein la tête, du passé décomposé, qui perd pied la nuit tombée. - Tu regrettes ?- Je doute..
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250311

Bang.

"17 avril 2006. ilys Je n’aurai jamais du la laisser partir. Je n’aurai pas fais ça.Comme si moi, je pouvais le supporter. C’était pourtant évident.Je n’ai pas arrêté de penser. De tout imaginer. Toutes les nuits.Son corps à elle, ses mains à lui.J’étais chez P. ce week end. Raison de plus ?J’ai vidé la bouteille de vodka pendant qu’il se préparait pour sortir.D. est venu le chercher. Il m’a laissé seule chez lui. Les clefs de sa voiture sur la table basse.J’avais l’idée en tête depuis un petit moment. On en parlait souvent toutes... [Lire la suite]
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200311

Imprudence, L'.

La multiplicité des caresses, et nos doigts qui grattent à la porte du sentiment. Les délices qu'on enlacent, les connasses qu'on embrassent, mes bras connaissent. Je suis triste, jaloux comme S., je me lasse, je nous laisse, l'espace d'un instant, si tu veux. Embrasse moi, esquive toi, dans la nuit. Les caresses, les palaces, et les rêves de fin de nuit qu'on croise au petit matin. Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul, ayant peur de mourir lorsque je couche seul. Je nous offre la nuit, infini ; le fond est rouge, sombre,... [Lire la suite]
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